Nkosi Sikelel’i Afrika

Posté par lespritailleur le 8 janvier 2011

« Je dis que nous aurons toujours une criminalité indigène, tant que les indigènes de ce pays n’auront aucun but digne de leur travail. Car c’est parce qu’ils ne voient devant eux ni but, ni récompense qu’ils s’abandonnent à l’alcoolisme, au crime et à la prostitution. Que préférons nous, une communauté indigène respectueuse des lois, diligente et ambitieuse, ou bien hors la loi, paresseuse et sans ambition ? La vérité est que nous ne savons pas, car nous redoutons également les deux choses. Et aussi longtemps nous hésiterons, aussi longtemps nous paierons chèrement le plaisir douteux de ne n’avoir pas à prendre de décision. Mais la solution ne trouvera pas, sauf à titre tout à fait provisoire, dans un renforcement de la plocie pour nous protéger. »

(…)

 » Ils disent qu’une main-d’oeuvre pauvrement payée fait une nation pauvre et qu’une main-d’oeuvre plus prospère ouvre de plus larges marchés et un plus vaste champ d’activité à l’industrie. Et d’autres disent que c’est un danger, car la main-d’oeuvre mieux payée ne se contentera pas d’acheter davantage, mais aussi lira davantage, réfléchira davantage, exigera davantage, et n’acceptera pas indéfiniment de se taire et de se voir maintenue dans une situation inférieure.

 

Alain Paton, Pleure ô pays bien aimé, Le Livre de Poche.

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