États Généraux de l’ESS – (http://www.apeas.fr/Entretien-avec-Claude-Alphandery.html)

Posté par lespritailleur le 4 février 2011

Entretien avec Claude Alphandéry

A l’occasion de la préparation des États Généraux de l’ESS en Paca. Consultez également nos deux nouvelles rubriques consacrées à cette initiative et à l’action collective.

 


 

Portrait de Claude Alphandéry réalisé par Pascal Hennequin Portrait de Claude Alphandéry réalisé par Pascal Hennequin

Claude Alphandéry est Président du Labo de l’ESS dont les travaux ont abouti à la construction des États Généraux de l’économie sociale et solidaire (EGESS)

Pourquoi organiser des États Généraux de l’Économie Sociale et Solidaire ?

L’hyper-productivité et compétitivité de la fin des années 70 a abouti à un véritable déséquilibre structurel et a engendré un chômage de masse et un retour des inégalités. Les progrès libérateurs de mai 68 se sont transformés en un refus de la vie collective et de l’intérêt général. Une sorte d’utilitarisme s’est répandu. Le libéralisme extrême inaugurée par Thatcher qui prétendait aller encore plus loin dans l’essor du capitalisme a fini par envahir l’Europe. Il s’est traduit par une démesure extrême dans la recherche du profit et la compétitivité et s’est développé dans la négation des problèmes de cohésion sociale. Ce grand déséquilibre de l’économie ne pouvait que produire des crises à répétition dont nous connaissons la dernière depuis 2008 et dont nous ne sommes toujours pas sortis.

Face à cette situation, a émergé toute une série de contre points, d’initiatives, de contre pouvoirs. Ces initiatives se sont multipliées depuis 20 ans dans le prolongement et en renouvellement de l’économie sociale. Toute une série d’initiatives se sont construites à la fois pour combattre le chômage, via l’insertion par l’activité économique, pour mettre en place des services à la personne qui ne soient pas réservés aux personnes les plus riches (dans la mesure où l’État tend plus ou moins à se désengager et à passer la main aux services marchands), ou bien encore pour protéger l’environnement. On pourrait rajouter aussi les initiatives pour une consommation qui soit à la fois mieux maîtrisée du point de vue de la consommation mais aussi du point du vue écologique et des circuits de distribution. Et il y en beaucoup d’autres : dans le domaine culturel, de l’éducation populaire ou dans le domaine du tourisme responsable.

Toutes ces initiatives sont très diverses mais ont en commun d’être des projets certes économiques mais à finalité sociale et non à finalité lucrative, dont le fonctionnement est fondé à la fois sur une éthique et des pratiques démocratiques. Ce sont généralement des initiatives beaucoup plus localisées sur les territoires et beaucoup plus mobilisantes pour les citoyens qui se sentent partie prenante et qui ne subissent pas passivement) le marketing de la télévision qui nous pousse à consommer plus et à aller dans les grandes surfaces.

Donc toutes ces initiatives existent mais premièrement, elles sont très fragmentées et ponctuelles, et deuxièmement ,elles sont généralement marginales et très insuffisantes par rapport au besoin. Prenons par exemple la consommation bio par rapport à la consommation « générale » . Par ailleurs, l’opinion, parce qu’elles sont marginales et parce qu’elles sont fragmentées, a plutôt le sentiment que ce sont des initiatives réparatrices que des initiatives transformatrices.

Nous, nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’autres moyens de se sortir de cette situation de déséquilibre et de crises répétitives et de plus en plus lourdes ; de sortir de cette domination du capital financier que de développer au maximum, de donner toute leur place à des initiatives de ce genre. On ne sortira pas de la crise et des déséquilibres seulement par des mesures de régulation du capitalisme et de cantonnement des paradis fiscaux. On s’aperçoit bien que les tentatives faites depuis 2008 sont impuissantes devant les orientations générales du capitalisme et le pouvoir du capitalisme financier. Ceci est en train d’être compris, pas seulement par les classes populaires qui souffrent le plus, mais aussi par les petites et moyennes entreprises qui ne peuvent plus avoir accès au crédit et qui sont vulnérables devant un capitalisme financier qui entend prendre tout ce qu’il y a de profitable et laisse le non profit aux autres.

Claude Alphandéry Claude Alphandéry

Il y a une opportunité historique très forte à « faire sortir du bois » l’Économie Sociale et Solidaire, à montrer qu’elle existe, qu’elle peut changer d’échelle et qu’en changeant d’échelle et en lui donnant sa place dans l’économie d’ensemble, on change les formes de développement. On ne peut pas changer ces dernières seulement en instaurant des lois par le haut et en instituant une meilleure fiscalité ou de meilleurs services publics.

Mais pour que cette démarche ait des chances de succès, et qu’elle ne soit pas récupérée ou ré-appropriée par le capitalisme financier, il faut que les initiatives de l’ESS trouvent leur plein essor, changent véritablement d’échelle et trouvent leur place dans la société non seulement en se renforçant, mais par leur exemplarité, en forçant d’autres entreprises (notamment petites et moyennes), les collectivités locales, les établissement publics, à avoir plus de démocratie, plus de transparence, de meilleurs rapports avec les parties prenantes, un soucis de la cohésion sociale.

Le contexte de la crise actuelle, nous donne une chance de transformation véritable. Mais cette transformation ne peut pas être l’ouvrage d’un seul, il faut regrouper un certain nombre de gens qui ont des initiatives très diverses, leur montrer qu’elles sont inter-connectées, qu’il y a un lien entre elles et qu’on peut faire un certain nombre de propositions pour valoriser ce qui existe et le mettre en lumière aux yeux de l’opinion et des médias. Il faut donner les moyens à ces initiatives de se développer et jouer un rôle exemplaire dans le développement de l’économie qui passera par des phénomènes de croissance de certains secteurs et de décroissance d’autres secteurs.

Tout ceci a fait l’objet d’un long travail qui a duré plus d’un an et qui a abouti à ce qu’on appelle les « 50 propositions pour un changement de cap » qui sont en fait 64 propositions. C’est un travail d’identification de ce qu’on peut appeler l’ESS et d’analyse de ce que sont ses défis à la fois internes et externes. Défis internes parce que c’est une tension d’être dans une économie de la solidarité, il y a des risques de dérive constants et parce que c’est difficile de faire ce que l’on dit, d’être plus coopératifs que concurrents par exemple. Défis externes, car nous ne sommes pas sur le marché comme les autres, nous n’avons pas de capitaux, des marges de profit suffisantes et que nous manquons de ressources financières. Défis externes aussi parce que les gens sont imprégnés par le marketing, la télé, internet, autrement dit un environnement idéologique qui fait que les comportements sont difficiles à changer. Enfin, il y a un travail aussi de proposition vis a vis de l’État, des collectivités territoriales, des entreprises, des comportements individuels en matière notamment de consommation.

Après cette année là, nous nous sommes demandés comment aller plus loin à l’approche des élections présidentielles, comment faire rentrer tout ça dans le débat public ? Il nous a semblé qu’il fallait des États Généraux. On a un souvenir historique des États Généraux qui ont préparé la révolution française. Très franchement, les braves députés du Tiers-États qui ont arraché les États Généraux, ne pensaient pas à la République, ils pensaient à leurs doléances. Mais finalement ce sont souvent des événements qui apparaissent minuscules au départ qui créent des changement extraordinairement importants.

Les États Généraux, c’est un mouvement sur tout le territoire, long à préparer mais avec tout de même un point d’orgue qui n’est pas l’achèvement mais un événement majeur du projet qui aura lieu au Palais Brongniart en juin prochain, début de la campagne. Il faut que ce soit un événement choc suffisamment important pour impacter le débat d’idées mais aussi festif. Il faut aller au-delà de ce qui c’est fait jusqu’à présent afin de sortir de l’entre-soi, entre gens convaincus. Pour préparer ce grand événement, il fallait au fond faire comme ce qu’avaient fait nos ancêtres, pas des cahiers de doléances, mais des cahiers d’espérances pour une autre économie. L’objectif est de transformer des initiatives extraordinairement intéressantes en cahiers d’espérances susceptibles d’êtres diffusés, répliqués à droite et à gauche, d’être des éléments de point de départ pour une autre forme de développement suffisamment frappants et incontournables dans le débat politique. Pas seulement des revendications légitimes autour des retraites, des salaires mais qu’on montre qu’on ne peut pas changer de cap politique sans s’appuyer sur des initiatives qui sont « en-bas », que c’est ça le garant d’une politique différente. Nous avons besoin de le dire notamment à la gauche quelle qu’elle soit, qui a du mal à sortir de mesures qui tendent à défaire les dégâts d’une mauvaise politique poursuivie depuis 20 ans sans se rendre compte qu’il ne s’agit pas seulement de remplacer une fiscalité par une autre, de changer la proportion entre les salaires et les revenus du capital. Tout ceci est nécessaire mais le changement de cap ne se fera pas uniquement par des lois, ça se fera par la mise en oeuvre et l’amplification de toutes ces initiatives qui ont un autre sens que la recherche du profit.

L’ESS pour changer de paradigme ?

Ca permet de changer de modèle parce que ça change de modèle micro-économique. Le modèle macro-économique implique un transfert massif de productions futiles, inutiles voire nuisibles vers des services relationnels indispensables au mieux vivre. Ce transfert n’est pas évident. Il faut donc d’abord montrer que ça marche et que ça peut marcher à une échelle plus grande car pour l’instant ça fonctionne à petite échelle avec de « bons militants ». Tout le monde sait que dans une population, il y a 10 % de militants, de gens qui acceptent de s’engager et puis les autres qui vivent en fonction de ce qu’on leur présente. Ils ne sont pas forcement contre mais il faut qu’ils aient le sentiment que ça va changer en mieux leur vie. Le sentiment qu’ils ont en ce moment, c’est que leur vie change en mal. Il y a sans doute quelque chose à faire mais on n’a pas encore réussi à leur montrer qu’il y a un autre paradigme qui les ferait sortir de cette frustration et malaise permanent dans lequel ils sont.

Qu’est ce qui vous motive le plus dans l’organisation de ces États Généraux ?

C’est de rencontrer des dizaines de milliers d’acteurs qui font des choses, rencontrer des gens qui sont plein de courage, d’énergie et d’idées créatives. Puis, c’est d’arriver à faire jouer tous ces gens ensemble, ce qui a été l’objet du premier temps de travail autour des 50 propositions pour une autre économie.

Maintenant, l’enjeu est d’une ambition formidable. Non seulement ils jouent ensemble mais ça va frapper l’opinion. Chaque fois qu’on arrive à faire sortir dans les médias, jusque là très réservés, sceptiques, et indifférents, des pages entières sur l’ESS, on se dit qu’on est en train de gagner un peu de terrain.

Pour moi, qui ai une longue vie derrière moi et qui ai connu la résistance, la lutte contre la guerre d’Algérie,…, c’est moins spectaculaire mais c’est aussi moins facile d’une certaine façon, c’était plus facile les maquis ! Pas au début, bien sûr, où on n’était que quelques uns et où la puissance allemande était telle que les gens se demandaient ce qu’on pouvait faire, mais petit à petit les gens se sont dit que non seulement nous pouvions chasser les envahisseurs mais également créer un monde nouveau. On avait l’impression qu’on allait en sortir avec une vraie démocratie et pas avec la république bourgeoise de l’entre deux guerres. En un sens c’était plus facile que maintenant car l’ennemi était plus visible, alors que l’ennemi de maintenant est assez invisible. Certes on voit bien les terribles inégalités, les gens qui se renferment dans des parc à vidéosurveillance, les yachts, etc, mais finalement je ne suis pas certain que la plupart des gens soit choqué de ça. Ils ne sentent pas encore vraiment que cette façon de vivre est liée à leur propre situation.

Ce qui motive des gens comme moi c’est qu’on a le sentiment que c’est possible, qu’il y a des éléments dont on peut se saisir pour progresser. Edgar Morin dit que le pire est probable mais que le meilleur reste toujours possible. C’est vrai qu’aujourd’hui on a plutôt le sentiment que le pire est le plus probable quand on voit les choses se faire. Tant qu’on vit, on essaye de se saisir du possible. A un moment donné, on s’est demandé s’il ne valait pas mieux mettre les « cahiers du possible » plutôt que les « cahiers d’espérance » mais les cahiers du possible c’est un peu restrictif car ce que nous voulons c’est dépasser le possible, aller presque à l’impossible, à ce qui parait impossible mais qui ne l’est pas. Ces initiatives, c’est d’autres formes de maquis. La résistance c’est bien mais si on n’a pas une vision plus large de la société, elle est un cul de sac. Ce n’est pas suffisant de résister, il faut créer.

S’il ne fallait retenir que trois propositions parmi les 64 ?

Je serais tenté de dire qu’il y a quelque chose autour de l’innovation sociale par rapport à l’innovation technologique. Aujourd’hui tout tourne autour de la productivité matérielle et de l’innovation technologique : la politique des États, des entreprises, la géopolitique. Mais le monde a besoin d’innovations sociales parce qu’on ne sait pas encore très bien vivre dans les villes, comment concilier la recherche du bonheur individuel et l’intérêt collectif. Comment le traduire en terme politique ? C’est ça qui est difficile.

Il y a aussi quelque chose autour de la qualité du travail, qu’est-ce que le travail dans la société d’aujourd’hui ? Certes le plein emploi, mais quel plein emploi ? Quel rapport entre travail salarié et activités personnelles ? Ce deuxième chantier est essentiel.

Un troisième thème serait le rapport entre la mondialisation et le local, le territoire. Le problème c’est qu’on est dans un monde qui ne peut plus se refermer et qu’on vit sur un territoire. Comment relier cette économie territoriale et cette économie mondialisée ? Qu’est ce qui reste du rôle de l’État nation ? Est-ce qu’il n’est pas là pour pouvoir organiser les flux convenables entre le territoire et le monde ?

Ce sont plus des grands axes de travail que des propositions. En tout état de cause, il faut revenir sur toute une série de régressions. Il y a de toute évidence des problèmes de fiscalité. On ne fera rien de bon si on ne se débarrasse pas des niches fiscales. La première chose à faire serait de récupérer l’argent qui a été donné aux plus riches mais de savoir bien s’en servir pour l’innovation sociale, pour la qualité du travail et le bien être des territoires. Je trouve que c’est ça qui risque de passer le mieux dans le débat public.

Rôle des monnaies complémentaires dans ce changement de cap ?

Elles jouent un rôle considérable. Pour développer des échanges, il faut de la monnaie. Les banques sont créatrices de monnaies pour des échanges productifs qui rentrent dans le système que nous connaissons. Quand on veut développer des échanges de services, de la réciprocité ou même si ce n’est pas de la réciprocité et qu’on veut faire des échanges commerciaux sur des biens plus utiles (par exemple l’agriculture biologique, le commerce équitable, l’éco-construction), on a du mal à faire réagir les banques. On peut parfaitement sur un territoire créer des monnaies qui peuvent avoir deux bases, deux supports : l’un c’est le temps, l’autre c’est l’euro.

Telle municipalité ou telle région peut considérer qu’elle met 1 million d’euros dans son budget sous forme de monnaie complémentaire. C’est possible dans la mesure où elle circule ; cette monnaie ne peut pas être thésaurisée car elle est fondante donc elle circule plus vite et en circulant, elle crée des biens et des services et n’engendre pas d’inflation car elle est en contre partie d’euros prélevés sur le budget de la commune. On peut parfaitement imaginer qu’avec 100 000 euros dans un arrondissement de Paris, se développe toute une série d’échanges de services y compris de services sociaux assurés par la mairie : la médiathèque, le vélib, la piscine, la cantine, les crèches,… il y a une quantité de choses qui peuvent être payées en monnaies complémentaires avec les moyens informatiques d’aujourd’hui. On peut faire des tarifs différents suivants l’âge, le revenu, le nombre d’enfants. Pour que ça marche, il faut qu’il y ait une action militante très forte. Il y a un seuil du nombre de militants à franchir. Il y a des pays d’Amérique latine, en Bavière, en Belgique où les choses sont parties plus vite mais en France, les initiatives se multiplient, on n’est pas loin, c’est imminent.

Comment expliquez-vous l’émergence de la société civile depuis ces 30 dernières années ?

Elle a eu du mal à émerger ! D’’une certaine manière, elle a émergé en 68 mais sur des problèmes uniquement sociétaux et pas économiques : la peine de mort, l’avortement, le droit des femmes, des enfants, une autre forme d’éducation, des lycées ouverts mais en matière économique, l’autogestion a été très faible, les exemples ont plutôt mal tournés, je pense notamment à LIP. On ne peut pas dire qu’il y ait eu des transformations profondes. C’est seulement dans les années 80, après le choc pétrolier, que s’est développé un très fort mouvement associatif. Après les « Trente glorieuses » ont succédées les « Trente douloureuses ». C’est pendant cette période que la société civile a émergé. A ce moment là, les citoyens ont pris conscience de leur pouvoir sur l’économie et se sont dit « l’économie c’est nous ».

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A tous ceux qui ont le style-haut

Posté par lespritailleur le 2 février 2011

Des mots contre des bas.

Des mots pour des débats.

Mes écrits sont des cris,

pour que ce monde soit décrit.

 

C’est le choix de la plume,

contre la loi de l’enclume.

Ces lignes, ces papiers,

sont crées pour ne pas perdre pied.

 

Rédiger pour laisser une trace,

c’est se laisser diriger par la grâce.

C’est dénoncer, sans jamais renoncer,

c’est partager, pour ensemble avancer.

 

Mes notes dénotent l’envie désinvolte

de faire partie d’un peuple sur volts

que l’injustice révolte.

 

A tous ceux qui ont le style-haut,

que votre inspiration n’expire pas de si tôt.

 

Thomas Masson

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Une droite par Sar(K.O)

Posté par lespritailleur le 13 janvier 2011

Cette droit bien maladroite,

mérite une patate en pleine droite.

Elle change de cap, zape,

comme Brachetti change de sapes.

Elle crise,

exhorte au feu,

L’attise

comme pas deux.

 

Parcequ’elle ne vaut rien

Elle va dans le ravin.

Cette droite se voile la face,

sur cette France à voiles.

Elle discrimine et stigmatise

Mine de rien ça nous divise.

 

La droite ne l’est pas.

Elle déraille pas à pas.

La droite de Sarko saque de haut,

La droite de Nicolas

nie les coups bas.

 

Quelle peine de voir cette haine

qui mène si proche du F.N

La droite impose,

le peuple implose.

La droite s’attaque aux faibles,

Elle matraque la plèbe.

 

La droite est maligne,

Car sur ma ligne de télévision

Elle manie avec précision

L’art des peurs indignes.

La droite boîte

Son monde de château de carte

Éclate et devient disparate.

 

A bâtir sur du sable,

Cet empire  s’effrite de manière incontrôlable.

Sans ses idées futiles et volatiles,

La droite aurait pu être indélébile

Et être solide comme du marbre.

Mais maintenant range ton sabre,

Quitte cette place que tu confonds avec un ring,

La France demande un nouveau lifting.

 

Thomas Masson

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La société télévisée

Posté par lespritailleur le 9 janvier 2011

Ce petit rectangle noir…

Notre nouvelle fresque des cavernes.

Ses images sont captivantes. Et comme l’animal aveuglé par des phares, nous sommes absorbés par son contenu.

Quand on l’allume, comme par enchantement tout se débranche en nous. On ne pense plus, on ne se parle plus. Quel bonheur !
Cette lucarne magique nous divertie, nous relaxe, nous apaise.
En plus, elle nous propose de vastes contenus, d’innombrables sujets, d’infinies problématiques, de multiples chaînes, d’insondables flux d’informations.

Tout de même, vient à moi une question: en tant que individus, sommes-nous câblés pour ingurgiter autant d’éléments ?

Je trouve cette inactivité dangereuse. Car elle nous coupe de la réalité et nous rompt avec le monde qui nous entoure.
J’insiste sur le fait que nous sommes envahis par des nouvelles instantanées et illimitées qui ne sont ni pensées, ni réfléchies, ni digérées. Dans cet impératif de l’immédiateté, les dangers sont néfastes. En effet, par la force des choses, nous apprenons à nous en distancer et à nous en désensibiliser. A force de drames quotidiens, tout devient banal. C’est grave.

J’appel à ce que nous résistions à la tentation d’être englouti par ce trou noir, en étant des êtres humains sensibles, impliqués, réfléchis dans la vie RÉELLE !

 

Thomas Masson

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Trouver sa place dans ce monde de glace

Posté par lespritailleur le 9 janvier 2011

Mon coeur souffre d’effroi.

Trop de malheur, de haine et de guerres je vois.

La couleur de peau à plus d’importance que la couleur des yeux.

Beaucoup de comportements sont odieux.

La satisafaction de l’égo l’emporte sur le respect d’autrui.

Et ce monde matérialiste s’autodétruit.

Nous pouvons construire des ponts de réunification,

Au lieu de bâtir des murs d’oppression.

Ne cherchons plus le paradis céleste,

Faisons de notre vie, le paradis terrestre.

Nous avons besoin d’amitié et de solidarité,

pour que le malicieux ne l’emporte plus sur le nécessiteux,

pour que le plus fort n’affaiblisse plus le plus faible.

En donnant de notre personnalité,

en persevérant sur ce souhait audacieux,

l’équilibre peut être établit à petite échelle.

 

Thomas Masson

 

 

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L’identité Nationale

Posté par lespritailleur le 6 novembre 2009

Débat qui fait du bruit. Même s’il est difficile de comprendre pourquoi cette question de ce qu’est l’identité nationale est étrange, elle a l’avantage de créer un dialogue de masse.

Je profite de cette énergie commune pour donner mon point de vue.
L’identité nationale est celle que je ressens à de nombreuses reprises. Elle est palapble quand nous évoquons les grands auteurs de notre pays: Molière, Victor Hugo, Camus, Zola,…Quand nous parlons aussi de tous ces Hommes qui ont bâti la France d’aujourdh’ui, que ce soit aussi par la musique, la philosophie, le cinéma, la peinture. Tous ces hommes et femmes ont enrichi nos consciences et ont donné les valeurs à la France.
Quand je pense à l’identité nationale, me vient à l’esprit la marseillaise, hymne révolutionnaire quoique un brin trop guérier.
Me vient en tête trois nobles principes: « Liberté, Egalité, Fraternité ». Belles valeurs, mais elles ont un coût. Elles recquièrent de ne pas se taire, d’agir pour qu’elles deviennent réelles. Elles ne sont pas innées, au contraire elles sont parfois bafouées.
Quand je pense à la France, je pense à « Bleu, Blanc, Rouge » et « Black, Blanc, Beur ». La richesse de notre pays c’est sa diversité. Des différences de culture, d’origines, naissent des complémentarités, du partage et de la découverte.

Notre identité nationale, c’est notre capacité d’accueil, notre ouverture sur le monde. Notre pays, terreau pour les Droits de l’Homme se doit de montrer la voie, de donner l’exemple aux autres.
La France c’est un endroit du monde qui tisse du lien social. C’est la sécurité sociale, les HLM, les repas pour les SDF,..C’est toutes ces structures, entreprises responsables et diverses assciations qui créent de la solidarité et se rendent utiles pour son prochain.

Mon identité nationale s’entend quand j’y voyage et que je m’imprègne de ses accents. Elle s’écoute aussi quand je prends les transports en commun et quand les échanges d’indiens, d’asiatiques, d’africains bercent mon trajet.

Comme dirait le comique Gad Elmaleh, « l’autre, c’est moi ».

 

Thomas Masson

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« Un sot qui ne dit mot ne se distingue pas d’un savant qui se tait » (Molière)

Posté par lespritailleur le 20 octobre 2009

Bienvenue à vous, voyageurs de la vaste toile du net !

Prenez votre temps pour parcourir ce blog et ses articles. Rien ne presse.

Au travers d’articles de presse mis en valeur, de  pensées concernant le monde dont nous sommes partie prenante, vous aurez parfois la sensation agréable de sentir que le « changement c’est nous ».Ce blog tentera de vous éclairer pour que nous soyons acteurs de notre vie, que nous soyons des vecteurs de progrès social.

Aller vers la liberté, la spiritualité, la solidarité,… Cela demande du courage et de la volonté, mais une fois accompli, vous deviendrez une personne neuve et un parfait témoin du possible, auprès de votre entourage.

Bonne lecture à vous !

 

Thomas Masson

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Le mythe de la caverne remis au gôut du jour

Posté par lespritailleur le 28 février 2009

Après ce rappel (voir article ci-dessous) sur ce texte plein de sagesse de Mr Platon il vous sera plus aisé de comprendre mes propos à venir.

J’ai eu une prise de conscience assez puissante ces derniers jours. Force est de constater que la caverne d’hier est devenue les nombreux appareils ultras modernes d’aujourd’hui. Je ne rejette pas leur utilité,loin de là. Je voudrais juste apprendre à en être moins esclave et peut être que vous aussi vous en avez envie.

Pourquoi tenir de tels propos? Je crois que ces appareils électriques: télés, consoles de jeux, ordinateurs, télephones portables dernier cris,  nous détournent de la réalité et constituent au sens figuré, comme au sens propre un véritable écran dans nos vies. Normal, ces produits sont électronniques, donc quoiqu’on en pense, nous écartent du monde du vivant.

Ils prennent de plus en plus de place dans nos vies, nos foyers, nos transports en commun et détournent nos yeux des autres, de ce qui nous entoure. D’une certaine façon ils nous aliènent en coupant les liens du réel, en nous refermant sur nous même. J’exclue de cette liste internet qui est une invention formidable permettant de supprimer purement et simplement toute notion de distance.
Ce que je veux dire, c’est que nous accordons trop d’importance à des produits de consommation non vitaux pour notre survie. Nous en voulons pour rester « branché » (comme si nous étions que de vulgaires machines…), pour être jalousé, pour frimer aussi. Si un jour nous venons à tout posséder (tv, appareil photos, lecteur MP3…), ne vous inquiétez pas, des gens s’occuperons de vous donner « l’envie d’avoir envie », de faire que ce vous possédez soit obsolète, pour vous faire acheter un produit dont vous n’avez même pas besoin…Ah, le système de consommation, quelle belle mécanique…

Seulement, en s’obstinant à posséder ce que nos voisins ont, à acheter tout ce que les publicités nos vantent, nous détournons nos yeux et nos coeurs de la réalité. Nous faisons de la place à des objets inanimés et, manquant d’espace, nous repoussons un peu plus tous les jours les véritables êtres vivants. Du coup, nous traitons les êtres humains comme des machines désuètes. Ça vous choque ce que je dis?
Nous mettons  à la « casse » les SDF, les personnes âgées, les délinquants, les mauvais élèves. A force de voir à la tv des gens beaux, riches et sans problème, voilà le résultat d’abandon qui résulte.
On rejette l’échec. Or il est un des meilleurs apprentissages de la vie.

En se détournant de cette caverne de la modernité, nous garantirons le respect de toute forme de vie. Il est primordial, je crois, d’accorder moins d’importance aux objets de vie fictive qui nous entoure. D’élever notre regard vers ce qui existe réellement, même si nous avons peur de la souffrance, du doute que cela peut engendrer. Cette prise de risque peut vous élever et vous rendre moins esclave de notre monde d’hyper-consommation (pour rappel, si toute la Terre consommait comme un occidentale, il nous faudrait 8 planètes…).
Moi j’ai envie d’essayer, de suivre cette route plus humanisée, respectueuse de la vie qui nous est offerte.

 

Thomas Masson

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De gré ou de force

Posté par lespritailleur le 20 décembre 2008

Ils ont commencé. Comme à cette sombre et lointaine époque. Tu te souviens de la Rafle du Vel d’hiv ? Tu sais, moi j’ai été en classe et l’Histoire, ça me connait. ! Je n’ai pas été toujours comme ça.

Maintenant, on appelle entre nous ce qu’ils font, la Rafle d’hiv. Ca leur a pris comme ça. Les gars ont rien vu venir. Je ne me souviens plus trop quand ça a commencé. Je sais qu’il faisait très froid. Quoi qu’à y repenser, je me rappelle que le regard des « gens qui passent » avait un peu changé. Ils nous regardaient !! Nous n’étions plus juste une ombre pour eux, on existait !! Oui, mais ce n’était pas vraiment un regard tendre, malgré le froid, ce regard arrivait à me donner des frissons. Les passants avaient l’air de dire : « tu gênes le passage sur le trottoir »,  « comment tu as pu en arriver à ce point en désuétude ? », et surtout « nous gens de bon droits, on va te remettre dans le droit chemin, de gré ou de force !! ».

Et puis voilà, les costumes de la brutalité, comme j’aime bien appeler les policiers, sont arrivés. Ils ont embarqué tous les gars qui étaient mes compagnons de fortune : Marcel, Josiane, Samba, Patrick . Moi j’étais allé chercher la liqueur de feu pour m’oublier une fois de plus dans l’ivresse rouge. Tu sais, j’ai tout vu ! Ils sont arrivés avec leurs grosses bottes, leurs chiens, leurs bâtons (les m’attaquent). A coup de pieds et d’aboiements ils ont embarqué tout le monde. Bien sûr il était très tard. Les gars dormaient, la ville était éteinte. Je crois que c’est pour la bonne conscience qu’ils font ça. En tout cas, c’était vite bouclé. Ils ont été réveillé, ils ont crié, ont pleuré, ont frappé, mais les policiers étaient plus nombreux et moins compréhensifs. Pas le temps pour Marcel de prendre son chic matelas trouvé à St Germain des Près. Josiane n’a pas pu prendre tous ses sacs de vêtements. « Ca pue trop » lui a dit l’agent. Mais c’était les derniers souvenirs de sa fille disparue.

On aurait dit des sardines tellement ils étaient entassé dans le forgon.Ca fait 3 semaines que j’ai vu aucun de mes potes. C’est encore plus triste seul dans la rue. Mais je me cache, je dors jamais au même endroit. Je ne veux pas être embarqué de force. Qu’est ce que sont devenus mes compagnons ? D’après ce que j’ai entendu, ils sont parqués dans un camp et ça ne se passe pas bien. Y a du vol, des bagarres. Du coup, je bois un peu plus pour me donner du courage. L’avenir est encore plus flou.

Le droit au logement, moi je ne savais pas que c’était une obligation !! On aimait bien nos « quartiers » au canal. On avait tous ensemble nos habitudes, nos petits « trucs » pour contourner le système. C’était bien les soupes populaires, les restos du cœur. Maintenant ça n’existe plus, puisque nous sommes tous compartimenté dans des camps. Je me rappelle aussi que parfois quand ça n’allait pas fort, on appelait le 115 pour être bien au chaud et être soigné. Parfois les gens des camionnettes du samu, s’accroupissaient près de nous. C’était chic leurs conversations. Ils nous regardaient pas de haut. On avait même droit à un café et un diagnostique médical. On râlait beaucoup, mais au fond de nous, on été vraiment content de les voir.

A mon avis, y a des gens qui ne nous aiment pas. On doit gâcher le paysage. Ils nous élaguent comme on enlève les branches d’un arbre ! Surtout quand il fait chaud, et quand il y a plein de touristes dans les rues. Ca gêne le commerce, tu comprends ! Mais nous, c’est pas exprès qu’on est dehors. On ne se rappelle plus trop comment ça a commencé. Enfin, si. Mais c’est douloureux de se souvenir. Alors on fait tout pour oublier.

Moi, je ne veux plus me battre. Ma vie est derrière moi, tu sais. Je n’ai plus de besoins. D’autres gars s’accrochent encore et veulent quitter la rue. Ce n’est pas facile, mais certains qui sont bien aidés s’en sortent. Je suis content pour eux. Mais ça a demandé du temps. Ca passe par des aides de tous les jours.

Je veux qu’ils arrêtent de nous enlever, pour nettoyer les rues de notre présence. On vaut autant que leurs animaux domestiqués. Ils ont droit à un toit, des câlins, des bonnes gamelles de croquettes, des bains, des vêtements. Pourquoi ils ont droit à tous ces traitements de faveur ? Peut être que c’est parce qu’ils ne savent pas parler, qu’ils ne doivent pas travailler et qu’ils sont mignons. En tout cas, moi je suis content. Au moins je ne suis pas tenu en laisse.

Leurs rafles c’est un pansement sur une jambe de bois. Comme ils ne savent pas comment nous aider, ils se débarrassent de nous, comme de vulgaires déchets. On vaut plus que ça ! Un peu de chaleur humaine, c’est tout ce qu’on souhaite !

Je te laisse ma lettre au pied de tes couronnes de fleurs, qui sont d’ailleurs toujours fleuries. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour te raconter ce qui se passe.

Tu nous manque Coluche. Allez, salut l’artiste !

 

Thomas Masson

 

 

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Article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme

Posté par lespritailleur le 16 septembre 2008

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ».

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