Salon de l’emploi responsable (9&10 décembre 2009, Paris-Espace Champeret)

Posté par lespritailleur le 26 novembre 2009

« Nous souhaitons mettre en avant cette année le dynamisme du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire en plaçant ce salon sous le signe de l’innovation. Car l’Economie Sociale et Solidaire est un secteur qui bouge, qui innove et répond aux enjeux de société actuels, en réconciliant l’économique et le social. Le tout en proposant des emplois d’avenir.

Finalement, dans un contexte marqué par la crise et un marché de l’emploi qui restera probablement atone un long moment, l’Economie Sociale et Solidaire a tout à gagner en affichant ses spécificités et notamment sa capacité à créer de l’emploi pérenne et ancré dans nos territoires ».
Informations prises sur http://www.lemploi-responsable.com/

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2eme nuit solidaire pour le logement (27 novembre à partir de 18h, Bastille)

Posté par lespritailleur le 26 novembre 2009

« Un collectif de 31 associations annonce l’organisation de la 2ème Nuit solidaire pour le logement,  le vendredi 27 novembre 2009, afin de « dénoncer un manque de volonté politique face à l’ampleur de la crise du logement, pour exiger des mesures fortes et l’application du droit au logement pour tous ».A Paris, un rassemblement aura lieu sur le parvis du port de l’Arsenal à Bastille, réunissant « des artistes, des acteurs associatifs, des milliers de bénévoles et des personnes accompagnés par les associations », selon les organisateurs. Ceux qui le souhaitent pourront passer la nuit sur place, en signe de solidarité avec les personnes sans-abri.
Parmi les associations impliquées dans cette démarche on compte la Fondation Abbé Pierre, le Secours Catholique, Emmaüs France et les Enfants de Don Quichotte.
Flambée des loyers, impossibilité de se loger dignement, insalubrité, surpeuplement, augmentation des expulsions, saturation des centres d’hébergement, recrudescence du nombre de personnes contraintes de vivre à la rue : aujourd’hui 10 millions de personnes sont touchées par la crise du logement dont plus de 100 000 vivent à la rue.

Pour dénoncer un manque de volonté politique face à l’ampleur de la crise, pour exiger des mesures fortes et l’application du droit au logement pour tous, le Collectif des 31 associations unies organise une 2e Nuit solidaire pour le logement.

A Paris, sur le parvis du port de l’Arsenal à Bastille, des artistes, des acteurs associatifs, des milliers de bénévoles et des personnes accompagnées par les associations donnent rendez-vous au public pour une grande nuit citoyenne.

Au programme :

Pour symboliser le manque de logements disponibles, tous les citoyens et les personnalités qui soutiennent le collectif pourront signer une tuile et l’apposer sur une toiture « grandeur nature », réalisée par « Les compagnons bâtisseurs ».
Les équipes et les responsables des associations seront mobilisés toute la nuit pour rencontrer le public.
Des témoignages de personnes confrontées au mal-logement ponctueront la soirée et rappelleront l’urgence d’une action forte de la part des pouvoirs publics.
De 19 h à 1 h du matin, l’Association Emmaüs animera un défi solidaire « 100 pas pour toit » au cours duquel chacun pourra parcourir, en marchant ou en courant, quelques mètres ou un tour du Bassin de l’Arsenal pour symboliser la spirale de l’exclusion et accumuler des « kilomètres solidaires ».

Cali vs the Hyènes, Tcheky Karyo, Le Petit Dernier, Pierre Souchon, Neeskens, Daguerre, HK et les Saltimbanques, et bien d’autres artistes et personnalités (Marie-Christine Barrault,…) interviendront sur scène tout au long de la soirée.

Une grande soupe populaire, un barbecue géant et un petit déjeuner le samedi matin permettront à chacun de se restaurer.
En signe de solidarité avec les personnes à la rue, ceux qui le souhaitent pourront passer la nuit sur place. Des lits de camp et des matelas seront installés sur le parvis, en deuxième partie de soirée. »

Programme trouvé sur www.nuitsolidaire.fr

 

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L’identité Nationale

Posté par lespritailleur le 6 novembre 2009

Débat qui fait du bruit. Même s’il est difficile de comprendre pourquoi cette question de ce qu’est l’identité nationale est étrange, elle a l’avantage de créer un dialogue de masse.

Je profite de cette énergie commune pour donner mon point de vue.
L’identité nationale est celle que je ressens à de nombreuses reprises. Elle est palapble quand nous évoquons les grands auteurs de notre pays: Molière, Victor Hugo, Camus, Zola,…Quand nous parlons aussi de tous ces Hommes qui ont bâti la France d’aujourdh’ui, que ce soit aussi par la musique, la philosophie, le cinéma, la peinture. Tous ces hommes et femmes ont enrichi nos consciences et ont donné les valeurs à la France.
Quand je pense à l’identité nationale, me vient à l’esprit la marseillaise, hymne révolutionnaire quoique un brin trop guérier.
Me vient en tête trois nobles principes: « Liberté, Egalité, Fraternité ». Belles valeurs, mais elles ont un coût. Elles recquièrent de ne pas se taire, d’agir pour qu’elles deviennent réelles. Elles ne sont pas innées, au contraire elles sont parfois bafouées.
Quand je pense à la France, je pense à « Bleu, Blanc, Rouge » et « Black, Blanc, Beur ». La richesse de notre pays c’est sa diversité. Des différences de culture, d’origines, naissent des complémentarités, du partage et de la découverte.

Notre identité nationale, c’est notre capacité d’accueil, notre ouverture sur le monde. Notre pays, terreau pour les Droits de l’Homme se doit de montrer la voie, de donner l’exemple aux autres.
La France c’est un endroit du monde qui tisse du lien social. C’est la sécurité sociale, les HLM, les repas pour les SDF,..C’est toutes ces structures, entreprises responsables et diverses assciations qui créent de la solidarité et se rendent utiles pour son prochain.

Mon identité nationale s’entend quand j’y voyage et que je m’imprègne de ses accents. Elle s’écoute aussi quand je prends les transports en commun et quand les échanges d’indiens, d’asiatiques, d’africains bercent mon trajet.

Comme dirait le comique Gad Elmaleh, « l’autre, c’est moi ».

 

Thomas Masson

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« Libérons nous de l’hyper consommation » (Amitaï Etzioni, extraits du Courier International, Hors série de Octobre, Novembre , Décembre 2009)

Posté par lespritailleur le 20 octobre 2009

« (…)La crise doit nous amener à nous interroger: quand les économies anglaise et américaine auront redémarré, reprendrons nous nos vielles habitudes ou devrons-nous plutôt envisager un autre mode de vie(…)? (…) A quoi allons nous consacrer notre énergie à l’avenir? Pour quoi travaillerons nous, et que ferons nous de notre temps libre?(…)Que faut-il changer aujourd’hui?

Selon moi, il faut éradiquer ou, à tout le moins, largement tempérer cette obsession de l’achat qui est devenue le principe organisateur de la vie occidentale. L’hyperconsommation ne se confond ni avec le capitalisme, ni avec la consommation. Pour bien comprendre pourquoi, on peut se référer à la fameuse hiérarchie des besoins humains définie par le psychologue américain Abraham Maslow (1908-1970).
Tout en bas de la pyramide se trouvent les besoins physiologiques (l’eau, la nourriture) et, au dessus, la sécurité et la protection. Une fois ces besoins satisfaits, l’être humain tire satisfaction des sentiments de reconnaissance et d’affection (amitiés, etc.), d’estime de soi (réussite, respect par autrui) et enfin d’accomplissement (créativité, sens moral). Tant que la consommation est destinée à satisfaire les besoins les plus basiques, elle est parfaitement distincte de l’hyperconsommation. Mais, lorsque l’acquisition de biens et de services se subtitue à l’objet spirituel, transcendent, des besoins supérieurs, la consommation devient hyperconsommation (…) {qui} se transforme en maladie sociale.

Le lien avec la crise économique actuelle est évident. Dans une culture où l’envie impérieuse de consommer domine la psychologie des citoyens,les gens sont prêts à tout pour se donner les moyens d’acheter: trimer comme des esclaves, faire preuve de rapacité au travail et même enfreindre les règles pour maximiser leurs gains.
(…) L’économie capitaliste doit permettre de trouver un nouvel équilibre entre la consommation et d’autres formes d’accomplissement.

(…) Plusieurs études ont révélé que, dans le pays où le revenu annuel moyen par habitant est supérieur à 20 000$, il n’y a aucune corrélation entre l’augmentation des revenus et le bien-être des populations.
Ces travaux indiquent en outre qu’une grande partie des habitants des pays capitalistes se sentent insatisfaits, quel que soit leur pouvoir d’achat, parce que des personnes gagnent et dépensent encore plus qu’eux. Ce n’est pas la privation objective qui compte, mais le sentiment relatif de privation.

Il faut voir {dans la crise économique} l’occasion rêvée d’aider les gens à comprendre qu’une consommation réduite ne reflète pas un échec personnel. (…) Nous avons besoin d’une culture qui célèbre l’épanouissement de l’être autrement qu’à travers les achats. A cet égard, les expériences transcendantales et communautariennes
Le communautarianisme consiste à investir du temps et de l’énergie dans ses relations avec les autres (…). Il implique également une contribution au bien commun (…).
Les quêtes transcendantales se réfèrent à des activités spirituelles et non fonctionnelles, notamment religieuses, contemplatives, artistiques et même sportives.
constituent des solutions évidentes.

(…) Ceux qui embrasseront un mode de vie plus simple, réaliseront vite qu’ils peuvent se sentir parfaitement satisfaits même s’ils renoncent à une grande part de leur richesse excédentaire.
La crise économique doit effectivement conduire à une transformation culturelle via un processus que j’appelle mégalogue moral: un dialogue de masse sur ce qui est juste ou erroné. Dans un mégalogue, des millions de de membres d’une société échagent leur point de vue (…) et produit au fil du temps des changements dans les comportements et dans la culture (…) ».

 

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« Un sot qui ne dit mot ne se distingue pas d’un savant qui se tait » (Molière)

Posté par lespritailleur le 20 octobre 2009

Bienvenue à vous, voyageurs de la vaste toile du net !

Prenez votre temps pour parcourir ce blog et ses articles. Rien ne presse.

Au travers d’articles de presse mis en valeur, de  pensées concernant le monde dont nous sommes partie prenante, vous aurez parfois la sensation agréable de sentir que le « changement c’est nous ».Ce blog tentera de vous éclairer pour que nous soyons acteurs de notre vie, que nous soyons des vecteurs de progrès social.

Aller vers la liberté, la spiritualité, la solidarité,… Cela demande du courage et de la volonté, mais une fois accompli, vous deviendrez une personne neuve et un parfait témoin du possible, auprès de votre entourage.

Bonne lecture à vous !

 

Thomas Masson

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Le mythe de la caverne remis au gôut du jour

Posté par lespritailleur le 28 février 2009

Après ce rappel (voir article ci-dessous) sur ce texte plein de sagesse de Mr Platon il vous sera plus aisé de comprendre mes propos à venir.

J’ai eu une prise de conscience assez puissante ces derniers jours. Force est de constater que la caverne d’hier est devenue les nombreux appareils ultras modernes d’aujourd’hui. Je ne rejette pas leur utilité,loin de là. Je voudrais juste apprendre à en être moins esclave et peut être que vous aussi vous en avez envie.

Pourquoi tenir de tels propos? Je crois que ces appareils électriques: télés, consoles de jeux, ordinateurs, télephones portables dernier cris,  nous détournent de la réalité et constituent au sens figuré, comme au sens propre un véritable écran dans nos vies. Normal, ces produits sont électronniques, donc quoiqu’on en pense, nous écartent du monde du vivant.

Ils prennent de plus en plus de place dans nos vies, nos foyers, nos transports en commun et détournent nos yeux des autres, de ce qui nous entoure. D’une certaine façon ils nous aliènent en coupant les liens du réel, en nous refermant sur nous même. J’exclue de cette liste internet qui est une invention formidable permettant de supprimer purement et simplement toute notion de distance.
Ce que je veux dire, c’est que nous accordons trop d’importance à des produits de consommation non vitaux pour notre survie. Nous en voulons pour rester « branché » (comme si nous étions que de vulgaires machines…), pour être jalousé, pour frimer aussi. Si un jour nous venons à tout posséder (tv, appareil photos, lecteur MP3…), ne vous inquiétez pas, des gens s’occuperons de vous donner « l’envie d’avoir envie », de faire que ce vous possédez soit obsolète, pour vous faire acheter un produit dont vous n’avez même pas besoin…Ah, le système de consommation, quelle belle mécanique…

Seulement, en s’obstinant à posséder ce que nos voisins ont, à acheter tout ce que les publicités nos vantent, nous détournons nos yeux et nos coeurs de la réalité. Nous faisons de la place à des objets inanimés et, manquant d’espace, nous repoussons un peu plus tous les jours les véritables êtres vivants. Du coup, nous traitons les êtres humains comme des machines désuètes. Ça vous choque ce que je dis?
Nous mettons  à la « casse » les SDF, les personnes âgées, les délinquants, les mauvais élèves. A force de voir à la tv des gens beaux, riches et sans problème, voilà le résultat d’abandon qui résulte.
On rejette l’échec. Or il est un des meilleurs apprentissages de la vie.

En se détournant de cette caverne de la modernité, nous garantirons le respect de toute forme de vie. Il est primordial, je crois, d’accorder moins d’importance aux objets de vie fictive qui nous entoure. D’élever notre regard vers ce qui existe réellement, même si nous avons peur de la souffrance, du doute que cela peut engendrer. Cette prise de risque peut vous élever et vous rendre moins esclave de notre monde d’hyper-consommation (pour rappel, si toute la Terre consommait comme un occidentale, il nous faudrait 8 planètes…).
Moi j’ai envie d’essayer, de suivre cette route plus humanisée, respectueuse de la vie qui nous est offerte.

 

Thomas Masson

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Petit rappel…(définition de l’allégorie de la caverne-Platon)

Posté par lespritailleur le 28 février 2009

Le mythe de la caverne met en scène des hommes attachés entre eux, au niveau du cou et des jambes, par des chaînes. De la sorte, ils ne peuvent ni bouger de place ni voir ailleurs que devant eux. Loin derrière eux et en hauteur, brûle un feu. Entre ce feu et les prisonniers, se trouve un petit mur qui longe une route. Derrière le muret se trouve des figures d’hommes et de nombreux objets de toute formes imaginables. Certains parlent, d’autres restent muets. (voir le dessin ci-dessous).
Petit rappel...(définition de l'allégorie de la caverne-Platon) dans Lu dans la presse 300px-Caverne.svg

Allégorie de La caverne, Wikipédia

Ainsi, les esclaves de la caverne voient uniquement les ombres projetées par le feu sur la partie de la caverne qui leur fait face. De plus, les sons qu’ils croient entendre, ne sont que les échos du dehors qui sont renvoyées par le fond de la prison. Ainsi ils prennent pour objets réels ce qui n’est en fait qu’une ombre, ou qu’un écho  du dehors.

Maintenant, imaginez qu’une circonstance fait qu’un des prionniers se libère, qu’il se retourne et qu’il voit la vérité, la vie réelle de ses propres yeux.
Platon explique que cet individu souffrirait au début: il doit apprendre à se lever, à marcher, à regarder la lumière. Il serait ébloui et ne pourrait regarder les objets réels dont il voyait auparavant que les ombres.
Ensuite on explique à cet individu que maintenant il est plus près de la réalité. Dorénavant, il voit plus juste et tout ce qu’il voyait avant n’était que des « riens sans consistance ». Bien entendu, il sera embarrassé de cette révélation et les objets qu’il voyait dans la caverne lui paraîtront plus véritables que ceux qu’on lui montre à présent. Il sera plus aisé pour lui de se dérober et de retourner aux objets qu’il peut regarder sans souffrance.
L’étape suivante est de forcer l’individu à gravir une montée rude et escarpée pour aller au dehors, pour voir la lumière du jour. On comprend qu’il va souffrir et se révoltera d’avoir ainsi été traîné. Il sera surtout ébloui par la lumière du soleil. Afin de contempler ce monde supérieur (le monde du dehors), les objets et êtres vivant véritables, l’ancien prisonnier va regarder d’abord les ombres, puis les reflets dans l’eau de toutes les différents formes de vie, puis les objets eux-même. Élevant sont regard, il pourra contempler les astres, la lune, les constellations. Une fois habitué à la lumière, il pourra finalement tourner son regard vers le soleil pour comprendre que c’est lui qui détermine les saisons et les années…
Ayant acquis un niveau de savoir supérieur et ayant regardé la réalité en face, il décide de retourner à sa première demeure, pour prévenir ses anciens compagnons de captivité, vivants dans le mensonge et l’ignorance. Il est sûr qu’il ne voudrait pas revivre son ancienne vie de captif et ses illusions.
Voulant transmettre ses nouvelles connaissances pour libérer les prisonniers de la caverne, notre individu va subir des moqueries, des menaces de mort, la mort peut être.
Si jamais quelques prisonniers décident tout de même de tenter cette ascension, Platon espère pour eux qu’ils ne redescenderont pas trop vite pour reprendre leurs anciennes places de prisonniers…

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De gré ou de force

Posté par lespritailleur le 20 décembre 2008

Ils ont commencé. Comme à cette sombre et lointaine époque. Tu te souviens de la Rafle du Vel d’hiv ? Tu sais, moi j’ai été en classe et l’Histoire, ça me connait. ! Je n’ai pas été toujours comme ça.

Maintenant, on appelle entre nous ce qu’ils font, la Rafle d’hiv. Ca leur a pris comme ça. Les gars ont rien vu venir. Je ne me souviens plus trop quand ça a commencé. Je sais qu’il faisait très froid. Quoi qu’à y repenser, je me rappelle que le regard des « gens qui passent » avait un peu changé. Ils nous regardaient !! Nous n’étions plus juste une ombre pour eux, on existait !! Oui, mais ce n’était pas vraiment un regard tendre, malgré le froid, ce regard arrivait à me donner des frissons. Les passants avaient l’air de dire : « tu gênes le passage sur le trottoir »,  « comment tu as pu en arriver à ce point en désuétude ? », et surtout « nous gens de bon droits, on va te remettre dans le droit chemin, de gré ou de force !! ».

Et puis voilà, les costumes de la brutalité, comme j’aime bien appeler les policiers, sont arrivés. Ils ont embarqué tous les gars qui étaient mes compagnons de fortune : Marcel, Josiane, Samba, Patrick . Moi j’étais allé chercher la liqueur de feu pour m’oublier une fois de plus dans l’ivresse rouge. Tu sais, j’ai tout vu ! Ils sont arrivés avec leurs grosses bottes, leurs chiens, leurs bâtons (les m’attaquent). A coup de pieds et d’aboiements ils ont embarqué tout le monde. Bien sûr il était très tard. Les gars dormaient, la ville était éteinte. Je crois que c’est pour la bonne conscience qu’ils font ça. En tout cas, c’était vite bouclé. Ils ont été réveillé, ils ont crié, ont pleuré, ont frappé, mais les policiers étaient plus nombreux et moins compréhensifs. Pas le temps pour Marcel de prendre son chic matelas trouvé à St Germain des Près. Josiane n’a pas pu prendre tous ses sacs de vêtements. « Ca pue trop » lui a dit l’agent. Mais c’était les derniers souvenirs de sa fille disparue.

On aurait dit des sardines tellement ils étaient entassé dans le forgon.Ca fait 3 semaines que j’ai vu aucun de mes potes. C’est encore plus triste seul dans la rue. Mais je me cache, je dors jamais au même endroit. Je ne veux pas être embarqué de force. Qu’est ce que sont devenus mes compagnons ? D’après ce que j’ai entendu, ils sont parqués dans un camp et ça ne se passe pas bien. Y a du vol, des bagarres. Du coup, je bois un peu plus pour me donner du courage. L’avenir est encore plus flou.

Le droit au logement, moi je ne savais pas que c’était une obligation !! On aimait bien nos « quartiers » au canal. On avait tous ensemble nos habitudes, nos petits « trucs » pour contourner le système. C’était bien les soupes populaires, les restos du cœur. Maintenant ça n’existe plus, puisque nous sommes tous compartimenté dans des camps. Je me rappelle aussi que parfois quand ça n’allait pas fort, on appelait le 115 pour être bien au chaud et être soigné. Parfois les gens des camionnettes du samu, s’accroupissaient près de nous. C’était chic leurs conversations. Ils nous regardaient pas de haut. On avait même droit à un café et un diagnostique médical. On râlait beaucoup, mais au fond de nous, on été vraiment content de les voir.

A mon avis, y a des gens qui ne nous aiment pas. On doit gâcher le paysage. Ils nous élaguent comme on enlève les branches d’un arbre ! Surtout quand il fait chaud, et quand il y a plein de touristes dans les rues. Ca gêne le commerce, tu comprends ! Mais nous, c’est pas exprès qu’on est dehors. On ne se rappelle plus trop comment ça a commencé. Enfin, si. Mais c’est douloureux de se souvenir. Alors on fait tout pour oublier.

Moi, je ne veux plus me battre. Ma vie est derrière moi, tu sais. Je n’ai plus de besoins. D’autres gars s’accrochent encore et veulent quitter la rue. Ce n’est pas facile, mais certains qui sont bien aidés s’en sortent. Je suis content pour eux. Mais ça a demandé du temps. Ca passe par des aides de tous les jours.

Je veux qu’ils arrêtent de nous enlever, pour nettoyer les rues de notre présence. On vaut autant que leurs animaux domestiqués. Ils ont droit à un toit, des câlins, des bonnes gamelles de croquettes, des bains, des vêtements. Pourquoi ils ont droit à tous ces traitements de faveur ? Peut être que c’est parce qu’ils ne savent pas parler, qu’ils ne doivent pas travailler et qu’ils sont mignons. En tout cas, moi je suis content. Au moins je ne suis pas tenu en laisse.

Leurs rafles c’est un pansement sur une jambe de bois. Comme ils ne savent pas comment nous aider, ils se débarrassent de nous, comme de vulgaires déchets. On vaut plus que ça ! Un peu de chaleur humaine, c’est tout ce qu’on souhaite !

Je te laisse ma lettre au pied de tes couronnes de fleurs, qui sont d’ailleurs toujours fleuries. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour te raconter ce qui se passe.

Tu nous manque Coluche. Allez, salut l’artiste !

 

Thomas Masson

 

 

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On demande votre contribution

Posté par lespritailleur le 25 novembre 2008

Avec Cédric Pemba-Marine, nous avons décidé de créer une Association.

Nous voulons orienter notre action envers les enfants en situation de déscolarisation. Nous voulons intervenir pour les collégiens.
A cet âge, ils sont au début de l’adolescence et de ses nombreux questionnements sur le présent, l’avenir, le passé. C’est souvent le début d’une période de doute. Cela peut se manifester par une démotivation lors des cours, une non-amabilité, la pratique de l’école buissonnière. C’est à ce moment délicat que l’avenir de ces enfants se joue. C’est là que nous souhaitons agir pour eux, pour leur développement personnel.

L’éducation est essentielle pour être cultivé, acquérir des savoirs et avoir un emploi dans le futur. De plus, c’est une école de la vie. Alors autant ne pas la négliger! Cependant, dans certains cas, elle met de côté des élèves perturbants et/ou n’ayants pas de bons résultats. C’est compréhensible,  car elle n’ est pas là pour faire des cours particuliers. Elle enseigne pour le plus grand nombre, pour avancer et terminer le programme scolaire.

Nous pouvons aider les élèves écartés du système. Par différentes activités, détaillées ci-dessous, nous allons redonner confiance, donner le goût d’apprendre et d’entreprendre à ces enfants. 

1) ateliers culturels: dessin, arts plastiques, lecture, jeux, photographie, écriture…
2) sorties loisirs: cinéma, théâtre, vélo, football, musée…
3) organisation d’un projet collectif: la question de leur faire monter par eux-même leurs vancances d’été à des fins solidiaires est encore à débattre. De plus, l’idée de mettre à contribution ces élèves pour la redistribution d’invendus alimentaires, de vêtements, de divers objets (tels stylos, livres…) nous semble intéressante et mérite d’être creusée. En effet, ce sera un moyen pédagogique de leur apprendre la responsabilité et le partage .
4) médiation enfants/parents: espace de rencontre avec les parents et leurs enfants pour faire un point ensemble, leur donner des clés pour continuer d’avancer en dehors de l’association.
5) troc de services (excellente idée de Fabien): Dès qu’une personne (parents du collégien, membres de l’association)  nécessite un service consulte un listing de compétences individuelles ( ce document indique les savoir-faire propres de chacun: tels l’informatique, les langues, le bricolage…).  On contacte ensuite la personne la mieux placée pour aider, etc.

Pour que l’association ait un réel impact sur le local, il est évident qu’il nous faura développer du partenariat avec les Mairies, collèges, CIDJ ou tout autre type d’organisme. Pour que notre strucuture soit légitimée, j’ai pensé pourquoi pas à demander à quelques personnes reconnues à parrainer notre association.

Nous vous avons exposé notre vision de l’association, ses principes de fonctionnement et le rôle qu’elle souhaite jouer. Nous sollicitons donc votre aide, car c’est « l’union [qui] fait la force ». Votre contribution peut être matérielle, financière, relationnelle. Vous pouvez aussi intervenir lors des ateliers (Lauren pour le piano ou la communication, Fabien pour l’ecriture et le cinéma, Romain pour le foot, Florent pour la photo….cette liste n’est pas exhaustive). 

Nous attendons avec un vif intérêt vos différentes remarques et propositions d’aide. Merci de votre soutien!

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Aide alimentaire : 8 % de bénéficiaires de plus en deux ans en France-Article du Monde

Posté par lespritailleur le 18 septembre 2008

Le nombre de personnes bénéficiant d’une aide alimentaire en France a augmenté de 8 % en deux ans, selon le baromètre 2008 des

Banques alimentaires rendu public jeudi 18 septembre. En 2006, les associations partenaires recevaient en moyenne 138 personnes différentes par mois ; aujourd’hui, ce chiffre est de 149. 

Près d’un tiers sont des travailleurs pauvres ou des retraités et touchent donc un revenu, note cette étude réalisée par l’institut CSA. Parmi elles, on compte 15 % de salariés et 14 % de retraités. Et 18 % sont au chômage, conservant donc un lien avec le monde du travail. 

Parmi ceux qui ont un emploi, 34 % seulement ont un CDI. La précarité de l’emploi est plutôt la règle, surtout chez les femmes, quatre fois plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel. La grande majorité des bénéficiaires ayant un emploi sont des employés (34 %) ou des ouvriers (24 %). Beaucoup ont des diplômes, 10 % ayant même fait des études supérieures, et 34 % ont un CAP ou un BEP. Ils sont rarement isolés, puisque la majorité sont mariés ou concubins, et 74 % ont des enfants à nourrir. 

143 MILLIONS DE REPAS 

Pour eux, le poste de dépense le plus important est le loyer (36 %), cité juste devant les factures (35 %), l’alimentation (25 %), le remboursement des prêts (18 %) et l’habillement (6 %). Les personnes accueillies restent optimistes, selon le baromètre. 45 % pensent que leur situation va s’améliorer dans les deux ans, les plus optimistes (59 %) étant les personnes ayant un emploi. 

En 2007, les Banques alimentaires ont distribué l’équivalent de 143 millions de repas à 4 890 associations et organismes sociaux partenaires. Elles-mêmes se fournissent, gratuitement, auprès de l’industrie agroalimentaire, la grande distribution, l’Union européenne, et reçoivent les dons du grand public. La prochaine collecte nationale aura lieu les 28 et 29 novembre. 

 

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